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Thursday, January 6, 2011

Côte d'Ivoire : le dilemme onusien

Laurent Gbagbo, Président de la République (Cô...Image via Wikipedia
Publie par Radio Canada

Quand l'ONU et la communauté internationale n'interviennent pas énergiquement pour stopper les massacres au Darfour ou en République démocratique du Congo, on les accuse de négligence. De se désintéresser de ces victimes parce qu'elles sont africaines, noires et pauvres.

En Côte d'Ivoire, l'ONU et la communauté internationale ont jusqu'ici adopté une position très ferme. Du jamais vu en Afrique. C'est la première fois de son histoire que l'ONU ose s'ingérer dans une élection nationale pour décréter un gagnant.

Cette fois-ci, on l'accuse de néo-colonialisme. Il faudrait laisser « les Africains régler cette crise africaine ». « Damned if you do, damned if you don't. » Traduction boiteuse : quoi que l'ONU fasse en Afrique, elle a toujours tort.

L'interventionnisme musclé de l'ONU en Côte d'Ivoire indique-t-il une nouvelle tendance, une nouvelle intolérance envers ces chefs d'État, nombreux partout dans le monde, à tripoter les règles électorales pour s'accrocher au pouvoir? Ou la crise ivoirienne est-elle un cas à part?

Une première onusienne

Le président contesté de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, doit se lever tous les matins depuis un mois en se demandant : « Pourquoi moi? » Il doit se demander pourquoi l'ONU a décidé de contester la réélection de l'homme fort d'Abidjan et qu'elle ne conteste pas les réélections, tout aussi contestables, d'Omar El-Béchir au Soudan, en avril, et de Paul Kagame au Rwanda, qui a été réélu avec 93 % des suffrages en août.

L'ONU a-t-elle dénoncé ces scrutins, jugés comme des simulacres d'exercices démocratiques par de nombreux observateurs internationaux? Non, sans doute parce que la Chine, qui exploite le pétrole soudanais, protège le régime de Khartoum. Le président soudanais est pourtant poursuivi par le Tribunal pénal international pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité au Darfour.

Au Rwanda, l'ONU et les diplomaties occidentales protègent encore l'homme fort de Kigali, par culpabilité pour leur inaction durant le génocide. Pourtant, le régime de Paul Kagame est soupçonné par l'ONU de crimes génocidaires en RDC.

D'où vient donc cette soudaine fermeté onusienne envers un chef d'État réélu de façon contestable? La crise ivoirienne présente de nombreux précédents. C'était la première fois que l'ONU avait le mandat de non seulement surveiller le bon déroulement d'une élection, mais d'en certifier les résultats.

En confirmant le verdict de la Commission électorale indépendante, qui donne Alassane Ouattara gagnant avec 54 % des suffrages, l'ONU s'ingérait pour la première fois de son histoire dans une bataille électorale nationale.

C'est aussi la première fois que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution qui confirme la victoire d'un candidat d'une élection présidentielle en Afrique. Depuis, la communauté internationale agit comme si cette résolution onusienne avait préséance sur la loi du pays.

Selon la loi ivoirienne, c'est le Conseil constitutionnel qui confirme l'élection d'un président. Ce Conseil a donné son aval à Laurent Gbagbo. Cela ne rend pas son élection plus légitime, mais l'ONU peut-elle ne pas respecter la loi suprême d'un pays?

Débat autour de la suprématie onusienne

On appelle cela le droit d'ingérence. Plusieurs chancelleries, Bernard Kouchner en tête, se battent depuis des années pour que l'ONU ose aller plus loin dans la défense des droits de l'homme, quitte à passer au-dessus des têtes d'États qui violent ces droits, quand ils ne tuent pas carrément leurs populations. La Côte d'Ivoire est-elle un cas qui justifie le droit d'ingérence?

Bon nombre d'intellectuels, artistes et écrivains africains, qu'on ne peut pas soupçonner de partisanerie, commencent à s'opposer à une intervention plus musclée de l'ONU ou à une intervention militaire de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

« [Dans les faubourgs d'Abidjan], on préfère d'expérience les mauvaises élections aux guerres civiles bien réussies. Mieux vaut encore Bokassa et Mobutu que les drames du Liberia ou de la Sierra Leone! La bête humaine s'habitue à l'enfer du despotisme, certainement pas aux massacres à la rwandaise! », écrit dans Le Monde l'écrivain guinéen Tierno Monénembo, Prix Renaudot 2008.

« Nous ne soutenons pas Laurent Gbagbo, poursuit-il, nous ne contestons pas non plus l'élection d'Alassane Ouatarra. Nous disons simplement que [...] l'ONU n'a pas à décider qui est élu et qui ne l'est pas à la tête d'un pays. Le faisant, elle outrepasse ses droits [...] au point que derrière le langage feutré de ses diplomates, on distingue des bruits de bottes coloniales. »

Les dangers de l'intervention armée

Voilà pourquoi l'ONU aura de la difficulté à aller au bout de sa logique, comme le lui demande le camp Ouattara, de plus en plus impatient d'assumer le pouvoir. Forcer le départ de Laurent Gbagbo avec les tanks blancs des forces de la paix serait franchir une frontière dangereuse.

Le mandat des Casques bleus est d'imposer la paix, et non de provoquer la guerre. Or, une intervention militaire extérieure, qu'elle vienne de l'ONU ou de la CEDEAO, risquerait d'allumer l'étincelle de la violence qui couve depuis le 28 novembre.

C'est peut-être le plus étonnant dans cette crise. Les médias du monde entier répètent, à chaque jour depuis un mois, que la situation à Abidjan est tendue et explosive. Or, les deux camps ennemis ont jusqu'ici réussi l'impensable : éviter l'affrontement armé tant redouté.
Peut-être parce que les Ivoiriens ne sont pas descendus dans les rues, ni d'un côté ni de l'autre.

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo savent que les Ivoiriens n'embarqueront pas dans une autre guerre civile. Il faudra bien qu'ils acceptent un jour de se parler. L'ONU tente ces jours-ci de provoquer cette rencontre. Mais Laurent Gbagbo refuse de prendre l'appel de Barack Obama.

Regardez les reportages de Sophie Langlois sur notre page
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Thursday, December 30, 2010

UN chief remains concerned about situation in Cote d'Ivoire

UNITED NATIONS, Dec. 30 (Xinhua) -- UN Secretary-General Ban Ki- moon said in a statement released here on Thursday that he remains "very concerned" about the deteriorating situation in Cote d' Ivoire.
"He is deeply alarmed to learn of the call by Mr. Ble Goude on the so-called Young Patriots to attack the Golf Hotel in Abidjan beginning on 1 January," according to the statement issued by Ban' s press office.
World leaders are pressuring incumbent president Laurent Gbagbo to step down and hand power to Alassane Ouattara, the internationally recognized winner of the Nov. 28 presidential runoff, who is currently taking refuge in the Golf Hotel.
Gbagbo has so far refused to concede power, threatening to reignite the country's 2002 - 2003 civil war. Charles Ble Goude is Gbagbo's minister for youth.
Currently the UN Operation in Cote d'Ivoire (UNOCI) has a significant number of military and police personnel deployed to provide security for the Government of Cote d'Ivoire and key political stakeholders.
Ban also stressed that "UNOCI is authorized to use all necessary means to protect its personnel, as well as the Government officials and other civilians at these premises of the hotel."
The UN chief said that "any attack against peacekeepers constitutes a crime under international law, for which the perpetrators and those who instigate them will be held accountable. "
"Any attack on the Golf Hotel could provoke widespread violence that could reignite civil war," Ban said.
He called on all those who may be contemplating participation in the attack to refrain from such dangerous irresponsible action and urged all the peace-loving citizens of Cote d'Ivoire to contribute instead to the restoration of lasting stability and democracy in their country
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Tuesday, December 14, 2010

Nurses urge President Gbagbo to accept the will of the electorate

Nurses urge President Gbagbo to accept the will of the electorate
December 13, 2010
Accra, Dec. 13, GNA - The National Council of Ghana Registered Nurses Association (GRNA), has appealed to Ivorian President Laurent Gbagbo, to accept the will of the electorate to forestall peace and democratic order.
    
They contended that a continuous stalemate in the crisis could lead to escalation of unrest with its ripple effect of influx of refugees into Ghana with its drastic consequences.
   
The Council made the appeal in a communiqué issued at the end of the Fourth Quarter Meeting held in Accra.
   
It called on the Government of Ghana, a close neighbour and ECOWAS to urge the parties involved to enforce the resolution adopted in Abuja, Nigeria.
   
On road safety, the communiqué urged Ghana Government, the National Road Safety Committee, and other stakeholders to intensify efforts to ensure safety on the roads to prevent avoidable accidents during the Yuletide.
    
The Council expressed appreciation to the efforts being made by the Fair Wages and Salaries Commission (FWSC) to migrate nurses and midwives to the SSSS, however they added, " the pace at which it is moving is rather slow.
   
"We, therefore, urge the Government and FWSC to expedite action to ensure a speedy and successful migration," it added.
   
The Communiqué wished all nurses and midwives and the nation a Merry Christmas and Prosperous Happy New Year and urged all members of the Association to work hard to improve the health needs of the people and advised all clients to maintain a healthy lifestyle.
GNA
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